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HR Best Practices - N°5
HR Best Practices - N°5

Responsabilité Sociale de l'Entreprise (RSE) / Actions de volontariat

Grâce à notre collaboration avec plus de 1 300 organisations, nous voyons de nombreux exemples d’innovation dans les ressources humaines. Dans cette série des 14 meilleures pratiques, nous partageons des vraies « bonnes pratiques » dans les RH d’aujourd’hui. Pour cette cinquième étude de cas, nous nous intéressons à la RSE et aux actions de volontariat, avec les exemples de Top Employers dans les secteurs des Telecoms, de l'alimentation et des boissons.

Les activités de responsabilité sociale de l’entreprise (RSE) aident les entreprises à parfaire leur réputation et à améliorer leur influence auprès de leurs clients, leurs fournisseurs et leurs réseaux. Cela peut directement aider les Top Employers à attirer, fidéliser et engager les collaborateurs, et à être des employeurs de choix.

Top Employer dans le secteur des télécoms
(Europe, 3 000 collaborateurs)

Ce Top Employer mène un programme RSE destiné à venir en aide aux jeunes issus de milieux socio-économiques défavorisés des zones urbaines dites « sensibles » afin de les faire rentrer dans le monde du travail.
Le programme se compose de deux éléments. Le premier consiste en une initiative de formation pour améliorer les compétences et aptitudes des jeunes, mais aussi pour les aider à atteindre leurs objectifs professionnels. Par exemple, entre 2016 et 2017, plus de 750 collaborateurs ont pris part à des activités de volontariat ciblant les jeunes présentant un risque de décrochage scolaire, mais aussi axées sur la place des femmes et les « talents de demain ».
Le second élément est le recrutement. L’entreprise s’est engagée à embaucher 5 000 jeunes stagiaires en travail-étude et 2 500 stagiaires, avec un intérêt particulier pour la jeunesse issue de quartiers défavorisés.

Au cours de la campagne de recrutement 2016-2017, le taux global de jeunes (moins de 26 ans) embauchés et originaires de quartiers défavorisés était de 18,2%, ce qui constitue un chiffre impressionnant si l’on considère que seul 7% environ de la population française vit dans ces zones.
La limite de cet exemple pour les structures de plus petite taille est peut-être l’importance et la proportion des chiffres concernés. Toutefois, même si cela est réalisé à une plus petite échelle, ce type d’activité RSE pourrait être utile pour augmenter l’engagement de tous les collaborateurs.
Le facteur d’inclusion permet d’établir un sentiment de fierté au sein de l’entreprise et il peut souvent présenter l’avantage supplémentaire de stimuler l’innovation grâce aux nouvelles perspectives apportées par ces collaborateurs ou stagiaires issus de la diversité.

Top Employer dans le secteur de l’alimentation et des boissons
(Europe, 500 collaborateurs)

Ce Top Employers organise des « Semaines Relations Ecoles », en portant un intérêt particulier aux universités des zones défavorisées.
En 2017, les collaborateurs ont consacré quatre semaines à des activités de formation, allant à la rencontre de 450 étudiants.

L’accent a été mis sur le développement professionnel et les exercices à caractère commercial, avec des participants qui se sont vu offrir la chance de postuler pour un stage au sein de l’entreprise après avoir participé à ces sessions.
Une enquête de suivi a révélé que 88% des étudiants recommandaient ce programme. Un feedback qualitatif a également démontré que les activités de bénévolat avaient été enrichissantes sur le plan personnel pour les 40 employés ayant participé à l’initiative, en rendant possibles et les réalisant ces sessions.
La limite de cette pratique pourrait être le temps investi par les volontaires. La direction peut souvent être réticente à voir l’attention de ses effectifs détournée des tâches essentielles. Par conséquent, le rôle et l’implication que jouent les cadres moyens dans la prise de décision afférente aux modalités de mise en oeuvre d’une activité RSE constituent une clé de sa réussite.

Top Employer dans le secteur des boissons
(Afrique, 1 300 collaborateurs)

Ce Top Employer renforce son rôle dans la communauté en étendant son programme de bénévolat aux familles des salariés. Par exemple, les familles sont invitées à participer à des sessions de ramassage de déchets sur les plages organisées par l’entreprise. En termes d’engagement social, l’entreprise a également établi un programme dédié d’activités pour les familles des salariés, incluant une e cursion annuelle pour le personnel et leurs familles appelée le « Family Day », des compétitions spéciales pour les enfants et des activités de randonnée pour encourager un mode de vie sain. L’entreprise présente un maintien des effectifs élevé grâce à ces avantages.

Cette pratique est parfois couverte par les activités sociales des sociétés. Toutefois, dans de nombreux pays, permettre aux familles de prendre part aux activités de l’entreprise (RSE) est source de fierté pour les collaborateurs. L’implication des familles de la direction dans de telles activités constitue un facteur clé de réussite,
car cela permet d’inclure les salariés de niveau inférieur et crée un sentiment d’ « accessibilité » à l’égard de la direction senior.

Notre conclusion

Les activités RSE entrent dans le cadre des meilleures pratiques non seulement en raison de leur précieux impact social, mais également pour l’accomplissement qu’elles peuvent représenter pour les salariés qui prennent part à des activités enrichissantes en-dehors de leurs journées de travail. Être en contact direct avec les (différentes)
communautés que sert l’entreprise peut être révélateur, et de telles activités sont également susceptibles d’avoir un impact positif pour le client de la société ainsi que pour la marque de l’employeur.

Tous les actionnaires d’une société sont positivement impactés par les pratiques RSE. Pour un Top Employer, l’implication active dans la RSE peut sérieusement faire la différence pour les clients, les investisseurs et les actionnaires, et bien sûr, elle appuie le fait d’être un employeur de choix.